Cours de théâtre - La scène de bienveillance

Crédit photo : © Tami Notsani

Cours hebdomadaire à la base de l’empathie et de l’improvisation, basé sur le Playback théâtre. Tout au long de cours les participants partageront entre eux des anecdotes et des histoires qui leur sont arrivées. Sur scène les autres participants joueront l’histoire racontée en improvisation.


LE COURS

  • Un cours hebdomadaire le lundi, 20h-22h, janvier-juin, une totale de 24 séances, au métro Laumière.
  • Deux représentations, une au festival d’impro en Seine le 26 ou le 27 juin et l’autre au début juillet.
  • Prix : 360€, payement en deux fois. Première cours d’essaie offert.
  • Avoir de l'expérience en thérapie ou/et en improvisation est un plus mais pas nécessaire.

Première étape - Apprendre comment trouver le cœur d’histoire

On commence loin de la scène, autour d’une table. Chaque participant raconte une histoire ou une anecdote de sa propre vie. Avant de raconter sa propre anecdote, le participant suivant exprime l’idée et l’envie que le premier participant a voulu partager au travers de son histoire. Il s’agit du cœur de l’histoire.

Le but est apprendre à bien formuler le cœur de l’histoire et pas nécessairement de deviner le vrai de l’histoire. Il n’y a aucun problème à exprimer différents points de vu tant que l’on formule le cœur de cette histoire de manière bienveillante. Nous commencerons donc à développer à cet instant la base du cours.

Au fur et à mesure les participants commenceront à théâtraliser les cœurs de chaque histoire. Nous commencerons avec des micros scènes de 10 secondes en solo, allant de 2 à 3 scènes pour chaque histoire.

Deuxième étape - Théâtralisation individuelle

Nous élargirons la manière de théâtraliser les histoires en continuant à faire attention au cœur des histoires.

Entre autre, pendant cette séance nous chanterons et travaillerons à la fois sur les techniques de chant en gardant la bienveillance sur scène.

Troisième étape - Théâtralisation collective

Nous travaillerons sur des scènes libres où les comédiens interagiront et devront s’entendre sur le cœur des histoires avant commencer la scène.

La représentation

Le cours s’achève avec une représentations au festival impro en seine. Durant la représentation, ça sera au tour des spectateurs de raconter leurs histoires. Environ 5 à 7 spectateurs raconteront chacun des histoires différentes.  

Le but est de théâtraliser les cœurs des histoires de manière bienveillante. La créativité et la plaisance du public sont les bienvenues mais n’est pas une priorité.

Une représentation réussie permet de tisser des liens entre comédiens et spectateurs, notamment quand ces derniers se reconnaissent dans les histoires racontée.

EN SAVOIR PLUS

Cette activité permet de créer des liens entre les participants et soutient notre processus d’humanisation et de conscience, au service d’un « mieux-être » individuel et collectif. Pendant le cours les comédiens développent un sac constitué de trois outils : 

Le premier outil est la bienveillance. 

Le but de la théâtralisation est d’offrir un cadeau au narrateur, qu’il soit participant du cours ou spectateur. Ainsi, le narrateur peut prendre du recul sur la situation et peut même aborder son histoire avec une perspective différente de celle qu’il avait adoptée initialement.

Nous inviterons les participants à sortir de leur zone de confort et à ne pas uniquement illustrer l’histoire du narrateur mais bien à l’interpréter. Cette interprétation pouvant affecter le narrateur, il est important de garder de la bienveillance pendant la scène. Cette bienveillance évitera de blesser le narrateur.

Il est important de préciser que la bienveillance illustre pas nécessairement un monde parfait et n’est pas dictée pas du politiquement correcte. On peut choisir à théâtraliser plein de sentiments différents et même critiquer le narrateur, surtout s’il se critique lui-même.

Le deuxième outil est l’empathie.

Si la bienveillance c’est une valeur qui se développe rapidement, l’empathie est quant à elle une compétence qui prend plus de temps à faire croitre. Heureusement pour nous, nous sommes tous pourvus naturellement d’empathie. En effet, il n’y a pas de bienveillance sans minimum d’empathie.

La capacité de se mettre à la place du narrateur, qui souvent est quelqu’un que l’on ne connait pas, est absolument nécessaire. Durant les cours nous ne travaillerons pas directement sur l’empathie mais en nous exerçant sur la bienveillance c’est naturellement que nous développons notre empathie.

Le troisième outil est l’improvisation. 

Le choix de l’improvisation par rapport à l’écriture est fait pour deux raisons. La première est que nous ne connaissons pas à l’avance les histoires des autres participants. La deuxième est que l’exercice de l’improvisation nous permet d’éprouver et d’exprimer de façon plus honnête nos sentiments.

LES PRÉCÉDENTES INTERVENTIONS

“Un stage exceptionnel avec Assaf à Bordeaux. Il a marqué toute notre troupe d'improvisation, nous a rapproché et on a vécu des moments très forts avec le public également. Je et nous recommandons a 1000% pour un weekend qui transforme un groupe ! La partie chantée c'est la meilleure, on est complètement décomplexée maintenant et on fait des flèches dès qu'on peut !!! Des jolis petits moments...Merci encore Assaf” - Atlas, impros du monde

“Hier, une première théâtrale à Paris clôturant 15 heures d’atelier intensif, animé gracieusement avec beaucoup de talent par Assaf. De jeunes français et migrants de pays Africains autour de la technique "playback" : chacun raconte (pour certains dans un français très hésitant et flou) une histoire personnelle à ses voisins qui la mettent en scène… Le public, toutes générations confondues - dont une arrière-grand-mère !- s'est prêté au jeu avec enthousiasme. Bravo à Assaf et à tous pour cette expérience forte et participative, emblématique pour EXILOPHONE !”